Bajon Koto

LE VILLAGE DE BAJON KOTO

Le village de Bajon Koto est situé à 50 km de Banjul, capitale de la Gambie. La population habite quelque 50 « compounds » ou habitations familiales, souvent composées de plusieurs maisons en terre battue abritant une moyenne de 20 à 30 personnes par compound. Il y a autour de 1500 habitants.

Traditionnellement, la population pratique l’agriculture de subsistance. Elle cultive du riz, du maïs, de l’arachide, des cultures maraîchères, des mangues et de la noix de cajou.

Ces terres s'inondent et l'on peut cultiver du riz

Ces terres s'inondent et l'on peut cultiver du riz pendant la saison des pluies.

Pêche artisanale

Pêche artisanale. 

Manguiers

 Manguiers

Végtation en saison sêche. Pendant la saison des pluies ces terres peuvent être cultivées mais le sont rarement faute de moyens

Végétation en saison sèche, pendant la saison des pluies ces terres peuvent être cultivées mais le sont rarement faute de moyens

Introduire de la varité

Introduire de la variété.

Nyarandin, la présidente du groupement des femmes dans le potager

Nyarandin, la présidente du groupement des femmes dans le potager.

 


Fleurs de noix de cajou

Fleurs de noix de cajou.

Un des bras (bolong) du fleuve Gambie est tout près. Quelques habitants vivent de la pêche.

Les pécheurs nous ont demandé de les aider  commercialiser leurs excellentes crevettes

Les pécheurs nous ont demandé de les aider à commercialiser leurs excellentes crevettes.

Valorisation des ressources de la pêche

Valorisation des ressources de la pêche.

La situation est la suivante :

Il y a de l’eau mais il faut aller la chercher tous les jours et revenir chargé de plusieurs carafes pour toute la journée. C’est normalement les filles qui font cette besogne. Il y a un réservoir d’eau de puits pour 8 villages, Bajon Koto est le village le plus éloigné du réservoir et donc le dernier à être desservi. Elle arrive à plusieurs points d’eau situés dans le village. En saison de pluies, lorsqu’il n’y a pas assez de soleil pour faire fonctionner l’installation, l’eau devient rare. Nous n’avons pas encore procédé à des analyses sur la qualité de l’eau mais force est de constater que les maladies parasitaires sont fréquentes.

Un point deau potable

Un point d'eau potable.

Un réservoir pour 8 villages

Un réservoir pour 8 villages.

Installation solaire pour le puits

Installation solaire pour le puits.

Une unique école coranique: il y a 2 ans, les hommes du village ont construit une école pour donner les enseignements coraniques, 250 enfants et jeunes y assistent. Il y a un seul maître, les grands élèves font office d’assistants. Il y a une école primaire anglophone pas trop loin mais, faute de moyens, très peu d’enfants peuvent y aller.

L'école coranique il y a 4 classes

L'école coranique, il y a 4 classes

Pas de centre de santé : les habitants doivent se déplacer en bus à la ville la plus proche –Brikama- et ils ont rarement les moyens de payer le transport qui est aussi très irrégulier : souvent les bus sont pleins et l’on peut attendre pendant des heures l’arrivée d’un bus avec des places libres.

Pas de sage-femme. Faute de voiture ou d’ambulance pour aller en ville, les femmes accouchent à la maison, d’autres plus âgées les aident mais les décès de femmes ou de nouveau-nés suite à un accouchement sont courants dans toutes les familles.

Pas de matériel ni d’équipement agricole. L’outillage est limité, machettes, houes et autres petits outils. Quelques charrues à une ou deux dents sont tirées par des bœufs ou des ânes. Comme dit un habitant du village : « Avec un âne, quand tu as fini de labourer le champ, les mauvaises herbes ont déjà poussé à l’autre bout du champ ». La production est très maigre, de faible rendement et juste suffisante pour que chaque famille ait à manger pendant la saison des pluies (mai-septembre) mais il n’y a pas d’excédents pour constituer des provisions pour le reste de l’année ni pour les vendre. Le travail agricole se concentre pendant la saison des pluies et la récolte dure 2 à 3 mois. Une fois les réserves finies, avec le produit de la vente des cacahouètes ou des mangues au marché de Brikama ou de Serrekunda, les habitants achètent le riz le moins cher qui en ce moment arrive de la Thaïlande et qui est, pour eux, extrêmement cher.

Le ny millet une alternative locale au riz thailandais

Le nyó (millet), une alternative locale au riz thaïlandais.

Organiser les transports et que les enfants aillent aussi  l'école

 Organiser les transports et que les enfants aillent aussi à l'école.

Pas d’électricité, pas d’eau courante ni d’assainissement.

Pas de transports publics, de voitures privées.

Un potager où les femmes du village cultivent surtout une sorte d’aubergine amère très appréciée. Avec les bénéfices de la vente les femmes achètent quelques vêtements ou médicaments. Il faudrait introduire d’autres variétés, étendre la surface cultivée, creuser des puits et restaurer ceux qui se sont effondrés.

Nyat une sorte de tomate au goût d'aubergine très prisée

Nyató, une sorte de tomate au goût d'aubergine très prisée.

L’association Abarka Gambia Suisse veut aider Abarka Bajon Koto à semer davantage d’hectares, à valoriser et à commercialiser les produits locaux pour dégager des bénéfices et les investir dans des projets de scolarisation, de santé et de création de capacités.