Gambie

A PROPOS DE LA GAMBIE

La Gambie s’étend de part et d’autre du fleuve Gambie, un des grands fleuves de l’Afrique de l’Ouest, navigable sur 390 km vers l’amont et qui se jette dans l’Atlantique.

Gambie carte

Le fleuve représente une importante source de revenus comme voie de communication ainsi que pour la partie de la population qui vit de la pêche, surtout artisanale.

Voie de communication incontournable

Voie de communication incontournable,
le fleuve Gambie constitue une
ressource naturelle essentielle.

Ces barges transportent passagers et marchandises d'une rive à l'autre du fleuve

Ces barges transportent passagers et marchandises
d'une rive à l'autre du fleuve.

La Gambie, avec une superficie de 11 295 km2 (la Suisse romande compte 12 000 km2), est le plus petit pays de l’Afrique continentale. Elle est complètement entourée par le Sénégal excepté dans la partie du littoral Atlantique qui offre de magnifiques plages et une plateforme continentale située dans l’une des zones de pêche les plus riches du monde.

La façade atlantique de la Gambie

La façade atlantique de la Gambie.

Des plages magnifiques

Des plages magnifiques.

Barques pour pêche artisanale

Barques pour pêche artisanale.

Banjul, la capitale de quelque 35.000 habitants, est situé à l’embouchure Nord-Ouest du fleuve. Son port, petit mais actif, relie la partie Nord avec la partie Sud du pays par un service de ferry très fréquenté car les Gambiens se déplacent souvent pour des raisons commerciales ou familiales.

Le port de Banjul

Le port de Banjul.

Un grand ferry pour traverser de Banjul vers la partie Nord du pays

Un grand ferry pour traverser de Banjul vers la partie Nord du pays.

La Gambie possède un climat tropical avec une saison de pluies (ou été) de mai à septembre où il fait entre 19 et 32 degrés C et une saison sèche (ou hiver) d’octobre à avril où il fait entre 15 et 34 degrés C.

C’est un pays plat, avec des plaines inondables des deux côtés du fleuve flanquées par quelques collines basses.

La végétation est de type savane : des prairies de hautes herbes parsemées d’arbres et d’arbustes qui s’inondent pendant la saison des pluies, période où l’on cultive les cultures traditionnelles : riz, millet, sorgho, maïs, cacahouètes, noix de cajou, sésame, coton, palmiers à huile, manguiers.

Végétation en saison sèche. Pendant la saison des pluies ces terres peuvent être cultivées mais le sont rarement faute de moyens

Végétation en saison sèche, pendant la saison des pluies ces terres peuvent être cultivées mais le sont rarement faute de moyens.

Transport de millet

Transport de millet.

En été ces terres s'inondent et l'on peut cultiver du riz et d'autres cultures

En été ces terres s'inondent et l'on peut cultiver du riz et d’autres cultures.

Avec 6,5% de la superficie du pays couverte de forêt, la Gambie possède une richesse ornithologique incomparable avec 560 espèces d’oiseaux et 6 parcs naturels.

Mais la déforestation avance : en effet, l’on cuisine au feu de bois et il faut augmenter la superficie des terres cultivées à cause de la pression démographique.

Sans équipement technique le brûlis est la façon la plus rapide et économique de désherber

Sans équipement technique, le brûlis est la façon la plus rapide et économique de désherber.

Le riz est la nourriture principale des Gambiens. L’on cultive 20.000 ha pendant la saison des pluies mais l’on doit importer 3 fois cette quantité pour subvenir aux besoins de la population.

La Gambie est le premier producteur mondial d’arachide. Une partie est transformée en huile végétale, une autre en cacahouètes. L’arachide représente un tiers des exportations du pays. Cependant la production a baissé à cause de la sècheresse et d’une médiocre qualité des graines. L’industrie de transformation de l’arachide en huile d’arachide mise en place par le précédent président a été démantelée par l’actuel président.

Ces dernières années l'on ne trouve plus que de l'huile importe au prix fort au lieu de l'huile locale d'arachide

Ces dernières années l'on ne trouve plus que de l'huile importée au prix fort au lieu de l'huile locale d'arachide.

Traditionnellement, les hommes cultivent l'arachide et les femmes le riz

Traditionnellement, les hommes cultivent l'arachide et les femmes le riz.

La production des principales cultures a augmenté de 5,4% par année mais cela reste insuffisant pour nourrir la population. Bien que 75% des habitants travaille dans l’agriculture et qu’elle contribue à 30% du PNB, la productivité agricole est maigre et la sécurité alimentaire n’est pas garantie. La production alimentaire nationale satisfait seulement la moitié des besoins alimentaires du pays. Il faudra réduire la dépendance de l’arachide et diversifier l’agriculture pour réduire la pauvreté rurale. En effet, 90% de la population extrêmement pauvre et 70% de la population pauvre dépend de l’agriculture comme source de revenus. Dans les zones rurales 69% de la population vit en dessous du niveau de pauvreté. Malgré un taux de croissance de 6% annuel surtout dû au tourisme, aux télécoms et à la construction, la Gambie reste un pays moins avancé (PMA), à faible revenu et à déficit vivrier.

Un tiers de la population n’a pas d’accès à l’eau potable et dans les campagnes plus de la moitié n’a pas d’installations sanitaires adéquates.

Dans l’Index de Développement Humain (HDI) du PNUD qui caractérise le bien- être d’une société (trois dimensions sont prises en compte: espérance de vie, alphabétisation/éducation et parité pouvoir d’achat/niveau de vie décent), la Gambie occupe le 155è rang (sur 177). 22 pays vivent dans une situation plus pénible.

L’Index de Pauvreté Humaine (HPI) du PNUD donne une idée de la proportion de personnes qui vivent en dessous de la moyenne quant aux mêmes trois variables du HDI. Des 108 pays en voie de développement, la Gambie occupe la 94è place. Il y a 14 pays dans le monde plus pauvres que la Gambie.

La pauvreté est le résultat de plusieurs facteurs : une faible productivité et mécanisation agricole, des infrastructures de transport et de commercialisation fragiles et peu nombreuses (les entrepôts sont quasi inexistants), un manque d’accès au crédit et aux technologies appropriées, une insuffisance de formation (scolaire, professionnelle et continue) et les aléas climatiques (sècheresse, inondations).

Selon les données du PNUD, en 2005 la Gambie comptait 1.663.000 habitants dont 55% vivait dans les zones urbaines (ce pourcentage a fortement augmenté ces dernières années). Serrekunda, la ville la plus peuplée, centre commercial et économique du pays, compte 400.000 habitants. A 15 km de Banjul, elle est située près de la zone la plus touristique du pays : Sénégambia, sur la côte Atlantique. Le tourisme contribue à plus de 12% du PNB et emploie 16.000 personnes.

Le groupe ethnique le plus nombreux est le mandingue 37%, suivi du wolof 14’5%, des peuls 13’6%, des soninké 7’3%, des toucouleurs 6’7%, des diola 4’3% et d’autres 16’8%.

La langue officielle est l’Anglais et les langues les plus parlées sont le Mandingue, le Wolof gambien et le Peul.

Le paludisme est la principale cause de mortalité suivie par la tuberculose et les maladies parasitaires.

Il est nécessaire de transformer l’agriculture de subsistance en une agriculture commerciale durable et respectueuse de l’environnement pour que 70% de la population sorte de la pauvreté en créant des emplois et des opportunités. L’assistance technique et la création de capacités sont fondamentales. Celles-ci ne doivent pas être liées au service de la dette déjà existant car 40’3% du budget du gouvernement est consacré aux intérêts de la dette.

La Gambie n’a pas de ressources minières ou naturelles significatives sur lesquelles pouvoir compter. Sa population, son fleuve, sa côte Atlantique et ses terres sont ses meilleurs atouts. C’est un pays jeune, dynamique, plein d’énergies, d’enthousiasme et de possibilités. L’éducation des enfants et la formation continue des adultes seront décisives pour canaliser ses forces. Les jeunes ont de solides valeurs culturelles, sont ouverts aux nouveautés, au monde (il y a une importante diaspora) et ils ne demandent qu’à agir pour pouvoir sortir de la pauvreté et travailler pour accomplir le rêve que tout être humain porte en lui.

Voici quelques chiffres :
63,6% des habitants ont moins de 25 ans.
61% des enfants vont à l’école primaire.
63% des enfants de moins de 5 ans dorment sans moustiquaire.
L’espérance de vie est de 59 ans (en Suisse elle est de 82).
Les femmes ont en moyenne 4,8 enfants (en Suisse 1,4).
La mortalité enfantine est de 97 pour mil naissances (en Suisse 4,1 pour mille).
La mortalité d’enfants de moins de 5 ans est de 137 pour mil (en Suisse 5).
La mortalité maternelle est de 540 pour 100.000 naissances.
57% des accouchements ont lieu avec une aide spécialisée et 55% ont lieu dans des institutions.
78% des femmes entre 15 et 49 ans ont subi une Mutilation Génitale Féminine.
65% des femmes et 55% des hommes sont analphabètes.
La prévalence du HIV est de 2,1%.
L’accès à l’eau potable est de 68% dans les zones rurales.
90% de la population est musulmane.

Sources: Unicef, FAO, Croix Rouge, PNUD, WFP, FMI